vendredi 13 octobre 2017

Lecture commune en janvier : Les Pérégrins d'Olga Tokarczuk

Edyta et moi-même commençons une lecture commune à la mi-janvier 2018.  Je m'y prends tôt pour l'annoncer, oui je sais, mais si vous avez envie d'y participer à votre tour, vous avez le temps de vous organiser. A ce propos, ma PAL et ma LAL sont régulièrement mises à jour, alors si une autre lecture commune vous tente, n'hésitez pas à me le faire savoir.

Quel est le principe d'une Lecture Commune ? En quelques mots, les participants commencent un roman au même moment mais à leur rythme, tout en communiquant de l'avancement de leur lecture via des commentaires sur ce blog tout au long du mois qui suit. A la mi-février, chaque participant s'engage à écrire une chronique sur son blog, tout en précisant qu'il s'agit d'une lecture commune, sans oublier de joindre à la fin de son billet un lien pour chaque chronique des participants. 

Notre choix de lecture s'est porté sur le roman Les Pérégrins d'Olga Tokarczuk, qui s'est fait remarqué à sa sortie, en  2010.



Présentation de l'oeuvre chez Les Éditions Noir sur Blanc 

 « Alors, remue-toi, balance-toi, cours, file ! Si t’oublies ça, si tu t’arrêtes, il va t’attraper avec ses grosses pattes velues et faire de toi une marionnette. Il t’empestera de son haleine qui sent la fumée, les gaz d’échappement et les décharges de la ville. Il va transformer ton âme multicolore en une petite âme toute raplapla, découpée dans du papier journal. » 

La clocharde du métro de Moscou qui parle ici appartient aux Bieguny (les marcheurs ou pérégrins), une secte de l’ancienne Russie, pour qui le fait de rester au même endroit rendait l’homme plus vulnérable aux attaques du Mal, tandis qu’un déplacement incessant le mettait sur la voie du Salut. En une myriade de textes courts, Les Pérégrins, sans doute le meilleur livre d’Olga Tokarczuk, compose un panorama coloré du nomadisme moderne. Routards, mères de famille en rupture de ban, conducteur de ferry qui met enfin le cap sur le grand large : qu’ils soient fuyards ou conquérants, les personnages sont aux prises avec leur liberté, mais aussi avec le temps. Et ce sont les traces de notre lutte avec le temps que relève l’auteur aux quatre coins du monde : depuis les figures de cire des musées d’anatomie jusqu’aux méandres de l’Internet, en passant par les cartes et plans. À travers les lieux et les non-lieux de ses voyages, Olga Tokarczuk a rassemblé des histoires, des images et des situations qui nous éclairent sur un monde à la fois connu et absolument mystérieux, mouvant réseau de flux et de correspondances… Sans jamais nous laisser oublier que « le but des pérégrinations est d’aller à la rencontre d’un autre pérégrin ».

Lire un extrait

Quelques mots sur l'auteur.  Romancière polonaise contemporaine la plus traduite dans le monde, née en 1962, Olga Tokarczuk  a étudié la psychologie à l’Université de Varsovie. Elle a reçu le prix Niké (Goncourt polonais) pour Les Pérégrins : à la fois prix du jury et prix des lecteurs.

Six de ses livres ont déjà été publiés en France :

  1. Dieu, le temps, les hommes et les anges (Robert Laffont, 1999) ;
  2. Maison de jour, maison de nuit (Robert Laffont, 2001) ;
  3. Récits ultimes (Noir sur Blanc, 2007) ;
  4. Les Pérégrins (Noir sur Blanc, 2010) ;
  5. Sur les ossements des morts (Noir sur Blanc, 2012 - Libretto, 2014) ;
  6. Les enfants verts (La Contre Allée, 2016).




Bibliographie



Cliquez sur la couverture pour accéder à la présentation et/ou les critiques du roman. J'ai lu dernièrement Sur les ossements des morts et je vous en avais parlé ici.  Edyta l'a lu également, et elle en parle . Depuis, j'ai lu également Les enfants verts. Pas de compte-rendu, raison pour laquelle je le relirai probablement (il est très court).

Si cela vous intéresse de participer à cette lecture commune, n'hésitez pas à me le faire savoir ici-même. Dans quelques jours, je mettrai ce billet dans la barre de navigation de ce blog, de façon à y accéder facilement.


6 commentaires:

  1. Vous les lecteurs avez toujours des idées originales.
    Je lis trop lentement pour participer. Et je me connais... je me mettrais une pression d'enfer dont je n'ai vraiment pas besoin;-)

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    1. Oh tu sais, il y a toujours des règles et puis... on peut toujours les aménager aussi. Tu es la bienvenue en tout cas, à ton rythme, et si tu en as marre, aucune obligation de continuer, si tu es en retard, pas grave non plus. Mais si on peut déjà commencer ensemble un roman et qu'on arrive à en discuter, même un peu, ce ne serait déjà pas si mal. Bref, tu fais comme tu veux mais tu es la bienvenue :)

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    2. Merci c'est gentil.

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    3. Franchement, Pascale, n'hésite pas à nous rejoindre, nous sommes là pour partager notre amour de la lecture (ou nos coups de gueule), il faut bien quelques règles pour commencer ensemble mais franchement, loin de moi l'idée d'en faire un cadre rigide. On est là pour se faire plaisir, et si tu nous accompagnes un bout de chemin, c'est très bien aussi. On a déjà assez de contraintes dans la vie, alors on va pas se prendre la tête pour si peu. En fait, tu n'as rien à perdre et tout à gagner :-) Allez, laisse-toi tenter, c'est la première fois aussi que je me lance dans une lecture commune sur mon blog, ce sera donc une nouvelle expérience pour moi également.

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  2. Merci sentinelle pour cet article. J'en parlerai aussi et j'espère que d'autres lecteurs se joindront à nous.

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    1. Avec plaisir, Edyta ! En espérant effectivement que d'autres lecteurs se joindront à nous, je suis en tout cas d'ores et déjà très contente de ce choix de lecture.

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