dimanche 29 janvier 2017

La La Land de Damien Chazelle

La La Land de Damien Chazelle
Avec Emma Stone, Ryan Gosling, J.K. Simmons, Finn Wittrock, Rosemarie DeWitt, John Legend 
États-Unis, Date de sortie 25 janvier 2017


Synopsis

Au coeur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent... Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d'Hollywood ?


Mon avis

Peut-on encore croire au rêve hollywoodien ? Si oui, quel sera le prix à payer pour essayer de maintenir cet équilibre fragile entre l'accomplissement de ses rêves, l'amour de l'art  et la réalité ?

Un très joli film, poétique, drôle, élégant et mélancolique à la fois. Mais pas si léger que cela, au point où je suis ressortie de la salle le cœur gros et les larmes au bord des yeux (euh ça, c'est juste pour la frime, car dans les faits, j'avais juste envie de me faire tout petite au fond du siège pour mieux pleurer toutes les larmes de mon corps après le générique de fin). Bon ben désolée hein, j'aurais aimé vous dire que ce film est juste délicieux, amusant, pétillant, qu'il met du baume au cœur, que les acteurs sont merveilleux, que les couleurs flashy et la musique donnent du peps et qu'on n'a pas fini d'en entendre parler. Et tout cela est vrai par ailleurs.  Mais p'tin, la fin ! Ça sent le vécu, je vous le dis. D'où cette impression que le réalisateur Damien Chazelle nous livre aussi un film très personnel, et ce malgré le genre assez codifié de la comédie musicale. Maintenant, on peut chipoter en disant que les chorégraphies sont souvent minimalistes, que les comédiens ne sont que des amateurs et que la voix ne porte pas haut. Mais on s'en fiche complètement, car l'intérêt est ailleurs.

Ode aux comédies musicales classiques, La La Land de Damien Chazelle apporte également ce "petit quelque chose en plus", notamment dans sa toute dernière partie, qui se révèle bouleversante. Ce mélange de fantaisies et de légèretés, mais aussi de réalités et d'émotions vraies en font un film à voir, bien évidemment !



36 commentaires:

  1. Ah c'est sûr, c'est pas du Musicals étrenné sur Broadway, même étiré en Cinémascope. Et pourtant, comme tu dis, ça sent le vécu, comme dans son précédent film d'ailleurs où Andrew mettait fin prématurément à un flirt pour s'accomplir dans la musique. La carrière ou les sentiments, voilà qui semble être le leitmotiv de ce réalisateur décidément sacrément doué dans ce qu'il fait.

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    1. Malgré toutes les bonnes critiques lues à propos de Whiplash, je n'ai jamais eu envie de voir ce film car j'avais le sentiment qu'il mettait en avant des valeurs typiquement américaines qui m'horripilent au plus haut point. Les associer au monde de la musique en plus... Mais tu m'apprends quelque chose en m'informant qu'on trouvait déjà ce dilemme entre carrière et sentiment dans ce premier film, et cela ne m'étonne pas car on sent vraiment qu'il y a là quelque chose de très intime et de très personnel, ce qui rend cette séquence d'autant plus forte.

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    1. Rhoooo Ronnie, même pas un petit pas de deux ? Je n'ai pourtant jamais trouvé Ryan Gosling aussi craquant que convainquant ! Comment, ce n'est pas un bon argument ?

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  3. J'y suis allé, j'ai regardé, j'ai écouté...mais je n'ai guère goûté ce "La la land". De belles images, des acteurs somptueux, certes, mais je n'ai rien ressenti. Serais-je un monstre froid ?

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    1. Je suis désolée pour toi Laurent, mais de là à penser que tu es un monstre froid, il y a de la marge je crois :)

      Pour te rassurer un peu, les histoires "d'amour impossible" et moi, ce sont les vannes grandes ouvertes en moins de deux. Pour te donner un exemple, je me souviens d'avoir pleuré comme une madeleine en regardant le film Laurence Anyways de Xavier Dolan. Serais-je trop sensible ? ;-)

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    2. Merci, Sentinelle, je suis rassuré (et j'aurais du mettre un émoticône dans mon message, afin d'en pointer l'ironie).
      Belle journée à toi !

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    3. Ne t'inquiète pas, j'avais bien perçu l'ironie mais je me dis toujours qu'il y a parfois des petites vérités qui pointent à la surface, alors au cas où ;-)

      Une très belle journée à toi également Laurent !

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  4. Je vois qu'on est plusieurs à l'avoir vu ! J'ai bien aimé moi aussi alors que j'y allais sans attentes particulières, voire méfiant vu la campagne marketing. La dernière scène mélancolique est un mélange d'Un américain à Paris et surtout des Parapluies de Cherbourg (Chazelle a l'air de très bien connaitre Les Parapluies (le début) et les Demoiselles de Rochefort (la fin))
    Strum

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    1. Que les français me pardonnent mais j'ai toujours eu beaucoup de mal avec les comédies musicales françaises, je n'ai donc jamais vu Les Parapluies de Cherbourg ni Les Demoiselles de Rochefort :-/

      J'avais un peu oublié la fin d'Un américain à Paris. Après vérification, oui, je m'en souviens maintenant. Il y a de cela, effectivement ! Mais je t'avoue que je n'ai pas recherché les multiples références, même si j'en ai repéré l'une ou l'autre, mais sans jamais m'y arrêter. Si je l'avais fait, cela aurait été presque systématiquement au détriment de Damien Chazelle, alors j'ai préféré "ne pas" ;-)

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  5. What ? :) Mais ce sont des chefs-d'oeuvre, et je peux te promettre que leur influence sur La La Land est immense.

    Sinon, je me suis emmêlé les pinceaux dans ma phrase en haut, je voulais écrire dans la parenthèse "Les Parapluies (la fin) et Les Demoiselles de Rochefort (le début)". Car le ballet de l'embouteillage du début de La La land est inspiré du début des Demoiselles tandis que la partie Hiver de La la land s'inspire de la fin des Parapluies.
    Strum

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    1. Oups oui, je sais que ce n'est pas bien, surtout quand on aime beaucoup les comédies musicales, mais je fais un blocage et je ne sais même pas pourquoi en plus. Enfin si, Michel Legrand... je n'y arrive vraiment pas :-}

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    2. Michel Legrand ? Mais qu'est-ce que tu lui reproches à Michel Legrand ? :)

      https://www.youtube.com/watch?v=wRxFwYC9_2A

      https://www.youtube.com/watch?v=C-tAQsKTNCY

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    3. C'est vrai que ça passe nettement mieux quand il n'y a que la partition musicale (je préfère le premier au deuxième) mais dès que les paroles se greffent dessus, ça ne passe plus du tout. Alors le pompon, c'est quand Michel Legrand s'accompagne lui-même au piano ouille ouille ouille.

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  6. Sans les Parapluies et les Demoiselles... Je me demande si je peux continuer à te parler... Je vais y réfléchir.
    Chaque fois que la ritournelle démarre je croyais que Danielle Darrieux allait commencer à chanter "mon fiancé avait.. Un nom fort detestable"...

    Comme tu le sais sans doute ce film m'a transportée au dessus de l'observatoire Griffith. Je me suis envolée avec Mia et Séb et me suis effondrée comme une flaque sans vie sans réaction ... Je l'ai déjà revu.
    Mêmes effets...
    et j'ai repéré encore plus les références cinéphiles. Gone With the Wind, la présence d'Ingrid Bergman..
    Le réalisateur tenait absolument que Ryan et Emma (ah la la qu'ils se marient et se reproduisent... mais Ryan a un goût immonde en matière de femme, le visage de sa femme est un repoussoir pour moi..) ne dansent pas à la perfection.
    Mais j'aimerais danser comme eux.

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    1. Tu l'as déjà revu ? Tu m'épates quand même ! Ah quand tu aimes, tu n'aimes pas à moitié hein ;-)

      Je n'ai pas repéré la référence à Gone With the Wind (mais bien celle d'Ingrid Bergman), mais je suis certaine d'avoir loupé la plupart des références. Pour cela, il faudrait effectivement le revoir plusieurs fois. J'ai été gênée aussi par la lecture des sous-titres, car je perdais des secondes précieuses de concentration sur le visuel du film, qui fourmille de détails.

      Je comprends tout à fait la démarche du réalisateur, on se fiche pas mal qu'ils ne dansent ni ne chantent pas à la perfection. Cela donne une légèreté au film qui lui sied bien :)

      Mais la fin. Et ce dernier regard échangé. Et cet ultime petit sourire qui dit : Je t'aimerai toujours, je ne t'oublierai jamais mais allez vas-y et sois heureuse ! Bouhouhouhou

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  7. Bonsoir Sentinelle, j'ai été moins transportée que Pascale ou toi mais j'ai apprécié ce film pour la séquence d'ouverture, toute la fin et pour Ryan Gosling... Bonne fin d'après-midi.

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    1. J'ai vraiment apprécié la performance de Ryan Gosling, que je trouve de plus en plus intéressant. Je te souhaite une bonne soirée !

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  8. Quand elle s'emballe dans le rideau et que sa copine dit "serre plus fort"... c'est comme Scarlett :-)

    Et oui, je ne suis pas vraiment tiède ce qui n'est pas toujours simple à vivre...

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    1. Pour toi et pour les autres ?

      Je ne me souviens absolument plus de cette séquence, faut dire, Gone With the Wind, je ne l'ai plus vu depuis deux ou trois décennies !

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  9. Moi j'aime beaucoup. Vous êtes si nombreux à chroniquer La La Land avec enthousiasme que je ne juge pas nécessaire d'en faire un billet. Mais je suis des vôtres. Whiplash est un film très fort également.

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    1. Bien sûr que tu es des nôtres, je n'en ai jamais douté non plus ;-)

      Je me pose aussi souvent la question (est-ce vraiment utile d'en parler encore, que vais-je apporter de plus que les autres). Je n'ai pas encore trouvé de réponse définitive à cette question. Mais dis-toi qu'il y a peut-être une personne qui a surtout envie de connaître ton avis, et pas celui des autres...

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  10. Pour ma part, je suis assez déçue par ce film, pourtant bien fait techniquement et tout ce qu'on veut - il est aussi bien interprété. J'ai aimé les chansons mais je trouve qu'il y en a peu et qu'elles se répètent, l'histoire en elle-même m'a paru assez banale, la fin ne m'a pas surprise et le tout m'a paru assez long.

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    1. Oh dommage Tina. Mais c'est toujours un peu délicat de voir un film trop encensé. Tu es déçue par l'histoire banale ? Remarque, les comédies musicales ne sont pas non plus réputées pour leur scénario, ça tient parfois (souvent) à trois fois rien, ce qui ne me gêne pas outre mesure (j'ai en tête Le pirate de Vincente Minnelli par exemple, que j'ai beaucoup aimé malgré son scénario grotesque - mais drôle en même temps http://livresque-sentinelle.blogspot.be/2016/05/the-art-of-entertainment-vincente.html). La fin m'a surprise dans le sens où je ne m'attendais pas à être autant dans l'émotion du moment.

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  11. Je n'ai rien contre la banalité (parce qu'on est d'accord : je condamnerais la moitié du cinéma, au moins). Mais je trouve que la forme ne valorise pas nécessairement l'histoire alors que justement, avec un tel aspect technique, cela devrait être le cas. J'aurais dû me dire "tiens, ce que j'ai vu est exceptionnel" sans chercher à savoir si au fond j'avais vu ça dix mille fois avant ou non (en tout cas c'est ce qui m'arrive quand j'ai un coup de coeur).

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    1. Que veux-tu dire par la forme ? Tu as été déçue par la mise en scène ? Je trouvais les décors soignés en tout cas, les chorégraphies sont assez simples mais cela participe à la fraicheur et la légèreté que le film dégage, entre autres. Maintenant je ne me suis jamais dit non plus que ce que je voyais était exceptionnel, pour tout te dire, cela ne m'a même pas traversé l'esprit.

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  12. Non, au contraire, j'ai justement trouvé la mise en scène et l'ensemble esthétique et technique impressionnant, c'est indéniable. Je trouve juste que tout ça ne tire pas (pour moi) l'histoire vers le haut. Mais peut-être parce que justement j'attendais quelque chose d'exceptionnel même dans l'histoire par ce décor absolument époustouflant.

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    1. Je crois aussi que tu en attendais trop, du coup tu as placé la barre très haut d'emblée et tu ne pouvais qu'être déçue, car le film n'a rien de franchement exceptionnel non plus. Raison pour laquelle je n'ai jamais voulu rechercher les références car je savais que la comparaison serait forcément toujours au détriment du réalisateur. Je l'ai pris tel quel, sans rien attendre de particulier, et je l'ai trouvé très bien tel qu'il était, plein de charme à lui tout seul. Et je maintiens que cela sent le vécu, je gage qu'il reparlera dans ses films prochains de ce sacrifie sentimental pour parvenir à ses ambitions ;-)

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  13. Le pire c'est que je n'ai pas voulu placer la barre très haut - dans le sens où j'ai tenté de fuir la plupart des critiques de blog (ma boite mail en déborde !). Mais une fois entrée dans le film, vu l'ambition affichée, oui j'attends vraiment quelque chose !
    Après oui ça sent le vécu, c'est indéniable !

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    1. Ah je suis contente que tu aies ressenti la même chose que moi à ce sujet (cf "ça sent le vécu"). On dirait que tu es déçue de ne pas pouvoir participer à l'enthousiasme général Tina. Mais c'est pas grave non plus hein, on est tous différents alors forcément, on ne voit jamais le même film non plus. Et c'est tant mieux :)

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  14. Ce film est magnifique. Et le final, moins dansant que ses modèles, n'en est pas moins une grande réussite, un pincement douloureux dans l'euphorie angeline décrite. J'ai adoré !

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    1. Voilà qui fait plaisir à lire ! Je vais aller voir ce que tu en dis sur ton blog...

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  15. Je suis allé voir La La Land sans réfléchir, sans idée préconçue ni critique en tête. Je me suis assis dans le fauteuil rouge et j'ai laissé l'image faire le job. L'embouteillage d'introduction m'a fait craindre le pire, style comédie musicale comme je déteste. Et vlan, la magie du cinoche m'a dégommé le citron !... Embarqué complet dès la seconde scène, jusqu'au générique de fin. J'ai a-do-ré ce film. Si l'intrigue amoureuse est peut-être banale, la mise en scène et le jeu des acteurs valent sacrément le détour. Impossible pour moi, comme pour beaucoup d'entre nous apparemment, d'éviter le pincement au coeur lorsque la salle s'est rallumée. Entre le regret et l'espoir, Mia et Sebastian sont vivants, au sens absolu du terme. "Avance, toujours, avance", chantait Nanard. Une seule chose compte dans l'existence : le temps qui reste à parcourir. C'est exactement ce que je me suis dit une fois encore quand le héros, à voix basse, a lâché les tout derniers mots du film. "One, two, one two three four !..."
    Magistral.

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    1. Et c'est la meilleure façon qui soit pour découvrir un film : y aller sans idée préconçue. Même si c'est loin d'être évident, peut-être encore plus avec ce film, qui a fait le buzz. Et j'ai été embarquée, même si l'intrigue amoureuse est banale, mais c'est ce qui fait aussi peut-être son universalité. Du coup, on peut tous s'y reconnaître, d'une manière ou d'une autre. Je me souviens d'une spectatrice qui était comme ko dans le fond de son fauteuil, alors que tout le monde quittait la salle. Elle était prise dans son émotion, et moi dans la mienne, et j'ai très bien compris pourquoi elle ne voulait pas quitter la salle sombre. Une seule chose compte dans l'existence : le temps qui reste à parcourir ? Peut-être bien, mais j'ai tendance aussi à regarder en arrière, et à chercher des réponses à mes questions. Ai-je fait les bons choix ? Je l'espère, en tout cas, j'ai essayé ;-)

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    2. Je suis d'accord avec toi : voilà un long-métrage qui fonctionne parce qu'on peut tous s'y reconnaître d'une manière ou d'une autre. Les deux personnages principaux nous ramènent invariablement à la question des choix que l'on fait dans une vie. Peu importe l'issue, ces décisions sont bonnes dès lors qu'elles respectent la voix du coeur. Oh je sais, je sais, facile à dire, moins évident à réaliser au quotidien... Regarder derrière permet de comprendre d'où l'on vient, d'éviter la répétition d'éventuelles erreurs (et encore, il ne faut pas s'appeler moi !), de forger quelques souvenirs utiles à la douceur des jours. Mais le passé est aussi parfois vecteur de regrets, ce qui n'apporte rien au Schmilblick pour le coup. Mia et Sebastian nous rappellent bien tout ça au fil des scènes de La La Land. Franchement, quel excellent film !

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    3. Éviter les répétitions, voilà quelque chose qui me parle, j'essaye en tout cas d'y être attentive. Comme ne pas être embarquée dans les schémas répétitifs de l'autre, ce qui n'est pas évident non plus. Comme je le dis toujours, une rencontre (importante), ce ne sont que deux inconscients qui se reconnaissent. Parce que c’était lui parce que c’était moi. Il y a du pour et du contre dans cette affaire ;-)
      Parfois, je suis effarée de voir, autour de moi, les conséquences de certains choix sur le reste d'une vie et ça fait peur. Surtout ne pas faire les mêmes erreurs et apprendre des autres. C'est important.

      Pour en revenir au film, tout cela est amené très "simplement", et c'est aussi ce qui en fait tout le charme. Le réalisateur belge Jaco van Dormael avait aussi traité ce sujet dans Mr. Nobody. Certes, la simplicité de ton est mise au placard mais j'ai aimé aussi ce film.

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