mardi 29 mars 2016

Les Délices de Tokyo de Naomi Kawase


Synopsis :

Les dorayakis sont des pâtisseries traditionnelles japonaise qui se composent de deux pancakes fourrés de pâte de haricots rouges confits, « AN ». Tokue, une femme de 70 ans, va tenter de convaincre Sentaro, le vendeur de dorayakis, de l’embaucher. Tokue a le secret d’une pâte exquise et la petite échoppe devient un endroit incontournable...

Les Délices de Tokyo est un film plein de douceur, de poésie et de bonnes intentions. Qui nous parle tout à tour de la solitude, des non-dits, des liens souterrains qui relient les êtres, de la transmission, des préjugés et de la marginalité, notamment en abordant la place donnée par la société japonaise aux personnes atteintes de la lèpre. Il traite aussi de l’importance des petits bonheurs de la vie, du temps qui passe et de la beauté des saisons qui se succèdent indéfiniment, nous renvoyant à l’être humain qui lui n’est pas éternel mais se doit d’être à l’écoute de la nature qui suit son propre rythme. Si je n’avais qu'un seul reproche à formuler, ce serait justement ce côté bienveillant qui se laisse facilement apprivoiser. Aussi, je préfère le précédent film de la réalisatrice, Still the water, certes moins grand public et moins accessible, mais qui m’avait marquée plus profondément. Ceci dit,  une petite sucrerie de temps à autre ne peut vraiment pas nous faire de mal et c'est aussi sa simplicité, sa générosité et sa délicatesse qui en font tout son charme.


Titre original : AN
Réalisateur : Naomi Kawase
Acteurs : Kirin Kiki, Miki Mizuno, Masatoshi Nagase, Etsuko Ichihara
Origine : Japon
Année de production : 2015
Date de sortie en Belgique : 10/02/2016
Durée : 1h53

6 commentaires:

  1. C'est vrai qu'il cherche davantage à séduire ce film, plus "grand public". Je n'ai pas vu Still Water mais Hanezu et le documentaire sur cette maternité sylvestre Genpin... Tous sont d'une grande douceur, tout en retenue mais la narration des Délices de Tokyo est plus facile d'accès, plus bavarde et ces trois générations réunies autour de pâtisseries, cela promet au spectateur un certain plaisir... Kawase joue avec nos sensibilités plus que par le passé.

    Le film n'en est pas moins une petite réussite.

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    1. Effectivement Benjamin, si je pinaille en disant qu'il s'apprivoise facilement (personnellement, j'aime bien qu'un film me résiste un peu), Les Délices de Tokyo n'en demeure pas moins une jolie réussite. Puis je suis contente que Naomi Kawase puisse par la même occasion attirer un plus large public avec ce film. Je n'ai pas encore vu Hanezu, l'esprit des montagnes (il faut que je le note absolument pour ne pas l'oublier) et son documentaire Genpin m'aurait bien intéressée également.

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  2. On en avait parlé, mais c'est un joli film effectivement qui s'attache à filmer des personnages prisonniers de non-dits et qui recomposent la famille que la vie leur a ôtée. La fin est émouvante.

    Strum

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    1. Et puis par les temps qui courent, voir un film pour se faire du bien et qui parle aussi de la réconciliation n'est pas à négliger non plus :)

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  3. Bonjour Sentinelle, tes réserves sont mineures. J'ai énormément aimé ce film qui m'a beaucoup touchée. Bon dimanche.

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    1. Bonjour Dasola,

      Tout à faire, ce ne sont que de toutes petites réserves. Je te souhaite un peu en avance un excellent we !

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