mercredi 26 novembre 2014

Le maître du jugement dernier de Leo Perutz

Quatrième de couverture

Tout commence dans la bonne société de Vienne, en 1909. Au cours d’un récital privé, on découvre le corps sans vie du célèbre acteur Eugen Bischoff. Les circonstances de sa mort sont pour le moins mystérieuses – suicide provoqué ou meurtre maquillé ? Les soupçons se portent bientôt sur le baron von Yosh, un homme froidement calculateur, étrangement rêveur et notoirement amoureux de Dina, l’épouse de Bischoff.
Mais l’enquête menée en secret par Solgrub, membre lui aussi du petit cercle, bascule soudain dans l’irrationnel le plus complet.



Une série de suicides inexplicables dans des circonstances similaires permet à Leo Perutz d’aborder différents genres littéraires que sont le roman psychologique, le roman à énigme, le fantastique mais aussi le roman mystique saupoudré d’un peu de terreurs et de maléfices. Un récit original qui se lit agréablement mais au final assez énigmatique tant on ne sait plus très bien à quelle explication se vouer. Entre réalité et imaginaire, mensonge et illusion, imposture et authenticité, l’auteur navigue et brouille les pistes tout en nous interrogeant sur la nature humaine mais aussi sur l’art créatif. Au lecteur de se forger sa propre opinion lors du dénouement final, qui peut finalement bien choisir la version qui lui sied le plus.


Présentation de l'auteur par la maison d'édition Zulma :

Exact contemporain de Kafka, né à Prague en 1882, Leo Perutz est un écrivain majeur du XXe siècle européen. Il commence à écrire en 1915, après une blessure qui le dispense de combattre. Il publie une douzaine de romans jusqu’en 1934, avec un succès grandissant. En 1938, suite à l’annexion de l’Autriche et à l’interdiction de La Neige de saint Pierre par les nazis, il s’exile à Tel-Aviv où il n’écrira plus jusqu’en 1953, date à laquelle il publie son dernier roman, La Nuit sous le pont de pierre. Leo Perutz meurt en 1957 en Autriche, près de Salzbourg. Après Le Maître du Jugement dernier – le roman de Perutz que Borges admirait entre tous – Zulma a choisi de rééditer La Troisième Balle. Suivra La Neige de saint Pierre, courant 2015. 


Le maître du jugement dernier de Leo Perutz,  Traduction de l’allemand par Jean-Claude Capèle, Éditions Zulma, Collection de poche Z/a, novembre 2014, 224 pages (édition originale : 1923)


Du même auteur, à découvrir également :

•    La troisième balle de Leo Perutz
•    La scène d'ouverture du roman La troisième balle de Leo Perutz (citation)
•    Le cavalier suédois de  Leo Perutz


3 commentaires:

  1. Bonjour, une question lequel recommandez vous en premier comme première lecture de cet auteur parmi ses ouvrages cités ? Merci et félicitations pour votre blog.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour le compliment et votre passage sur mon blog. J'ai lu pour le moment quatre romans de l'auteur : Le cavalier suédois, La troisième balle, Le maître du jugement dernier et Le Judas de Léonard. Et franchement dit, je les ai tous trouvés aussi bons les uns que les autres. Je n'ai donc aucun titre à vous conseiller en particulier pour débuter avec cet auteur, je crois qu'il vaut mieux vous laisser guider par affinité personnelle en fonction des sujets traités. Bonne découverte !

      Supprimer
  2. Merci beaucoup pour votre réponse. Je vais faire confiance à mon intuition en effet. Excellente continuation.

    RépondreSupprimer