jeudi 27 novembre 2014

Le Festival Cinéma Méditerranéen 2014


La 14ème édition du Festival Cinéma Méditerranéen, qui aura lieu du 5 au 12 décembre, fêtera cette année ses 25 ans d’existence. Il propose comme toujours le meilleur de la production cinématographique des pays du bassin Méditerranéen. Au programme : compétition internationale, inédits et best of des films de l’année, séances thématiques, documentaires et débats, courts métrages, rencontres avec les réalisateurs, producteurs et comédiens invités à présenter leur film.

Les films en compétition sont :

Barbarians de Ivan Ikić - Serbie - 2014

Luka, un adolescent en difficulté, apprend que son père, qu'il pensait disparu dans les conflits avec le Kosovo, est toujours en vie. Déchiré entre ses problèmes de famille, la pression de sa libération conditionnelle et son affection pour une fille qui ne veut pas de lui, Luka perd son sang-froid et agresse un joueur du club de foot local. Il est alors recherché par des personnes qui cherchent à se venger. Luka quitte la ville et rassemble ses forces pour rencontrer enfin son père qui l'a abandonné il y a des années.

Barbarians est un drame sur le passage à l'âge adulte dans un monde sans opportunités, portrait d'une génération perdue dans une société sans valeurs.


Carmina y amén de Paco León - Espagne - 2014

Après la mort inattendue de son mari, Carmina parvient à convaincre sa fille de garder le silence pendant au moins deux jours pour toucher sa prime salariale. Une fois le corps caché, elles feront tout leur possible pour que la situation ne soit pas découverte. Cette histoire grinçante est portée par des personnages humains et ponctuée de moments hilarants.


Le challat de Tunis de Kaouther Ben Hania - Tunisie - 2014

Un homme à moto, armé d’un rasoir, balafre les fesses des femmes qui arpentent les trottoirs de Tunis. On l’appelle le challat, "la lame". Fait divers, rumeur ou mise en scène politique, d’un quartier à l’autre, tout le monde en parle, mais personne ne l’a jamais vu. Dix ans plus tard, alors qu’avec le Printemps arabe les langues se délient, une jeune réalisatrice enquête pour élucider le mystère du Challat de Tunis.

Avec humour, Le challat de Tunis dresse le portrait d'une société tunisienne en pleine effervescence où le corps féminin reste un enjeu politique de taille. 

Ma chronique du film


Come to my Voice de Hüseyin Karabey - Turquie/France/Allemagne - 2014

Dans un village de montagne de Turquie, l’officier en chef a été informé que des villageois dissimuleraient des armes. Il annonce que tous les hommes vont être gardés en détention jusqu’à ce que leurs familles remettent les armes. Mais, d’après Berfê et Jiyan ces armes n’existent pas. Désespérées, la grand-mère et sa petite-fille entament un périple pour trouver une arme contre laquelle échanger Temo, fils et père des deux femmes.

Un road movie en forme de conte de fée, qui aborde la question kurde à travers l'épopée d'une grand-mère et de sa petite-fille.

La projection du Samedi 6/12 sera suivie d'une rencontre avec le réalisateur, Hüseyin Karabey.

Ma chronique du film.


Geronimo de Tony Gatlif - France - 2014 

Sud de la France. Dans la chaleur du mois d'août, Geronimo, une jeune éducatrice veille à apaiser les tensions entre les jeunes du quartier Saint-Pierre. Tout bascule quand Nil Terzi, une adolescente d'origine turque s'échappe de son mariage forcé pour retrouver son amoureux, Lucky Molina, un jeune gitan. Leur fuite met le feu aux poudres entre les deux clans. Lorsque l'affrontement éclate en joutes et « battles » musicales, Geronimo va tout tenter pour arrêter la folie qui embrase le quartier.

Sur une trame shakespearienne, un film à la Gatlif, tout de chorégraphie et de rythme endiablé.

La projection du 5 Décembre sera suivie d'un cocktail. Et à 20h00 et 22h30, découvrez la performance musicale rythmée et envoûtante de Bernard Orchestar.

Ma chronique du film.


Il capitale umano de Paolo Virzì - Italie - 2013 

Près du Lac de Côme en Italie, les familles de la richissime Carla Bernaschi et de Dino Robelli, agent immobilier au bord de la faillite, sont liées par une même obsession : l'argent. Un accident la veille de Noël va brutalement changer leurs destins.

Amour, ambition et infidélité sont au menu de cette comédie noire que Paolo Virzì a adaptée du livre américain de Stephen Amidon, « Human Capital ».

Ma chronique du film.


L'Oranais de Lyes Salem - France/Algérie - 2013

Durant les premières années euphoriques qui suivent l’indépendance, deux amis, Djaffar et Hamid, sont promis à un bel avenir dans une Algérie libre jusqu’au jour où la trahison les sépare.

La justesse du tournage, les décors, le jeu mesuré des acteurs, ... Autant d’ingrédients qui font de ce film une référence certaine du cinéma algérien.

La projection sera suivie d'un débat en collaboration avec l'asbl Les Amitiés belgo-algériennes - LABA


Three Windows and a Hanging de Isa Qosja - Kosovo/Allemagne - 2014

Dans un village traditionnel kosovar où la vie est progressivement reconstruite, l'institutrice, Lushe, donne une interview à une journaliste internationale. Pendant l'entrevue, Lushe admet qu'elle et trois autres femmes du village ont été violées par des soldats serbes. Lorsque les hommes du village découvrent que Lushe a parlé à la journaliste, ils entament une campagne de haine contre elle et son petit garçon.

Ce film aborde, avec retenue, le thème extrêmement émouvant du destin des femmes violées dans une société patriarcale rigide des Balkans.

La projection du Mercredi 10/12 sera suivie d'une rencontre avec le réalisateur, Isa Qosja.


Zero Motivation de Talya Lavie - Israël - 2014

Zohar et Daffi font leur service militaire dans une base militaire du sud d'Israël. Elles partagent un lit superposé et passent pratiquement tout leur temps ensemble. Daffi fait tout ce qu'elle peut pour être transférée à Tel Aviv. Mais Zohar, terrifiée par la possibilité de rester seule à la base sans sa meilleure amie, va essayer d'empêcher Daffi de partir.

A travers l'histoire de ces jeunes femmes soldats, Zero Motivation donne un aperçu tragi-comique de la société militaire israélienne.

Ma chronique du film.


Et encore beaucoup d'autres films, dont vous trouverez l'index ici.
Et pour toutes autres informations, je vous renvoie au site cinemamed 2014.

Le plus difficile sera encore de sélectionner les films que je vais voir. Je vais déjà privilégier les films suivis d'une rencontre avec le réalisateur ou les comédiens, car c'est finalement ce que je préfère dans les festivals.


La liste des films vus hors compétition, à découvrir également :

* Qui vive de Marianne Tardieu ****
* Loin des hommes de David Oelhoffen   *****

6 commentaires:

  1. J'espère avoir le temps de découvrir Les Opportunistes (Il Capitale Umano) en salle :)

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    1. Quant à moi, je vais miser d’emblée sur le film espagnol (Carmina y amén), tunisien (Le challat) et turc (Come to my Voice), pour l’humour et le road movie en forme de conte de fée annoncé. Curieuse de voir ça :-)

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    1. Merci Mimi :-)
      Je n'avais pas pu en profiter l'année passée : sortant d'une opération chirurgicale, je n'étais pas vraiment en condition pour y aller comme je le voulais. Mais je compte bien me rattraper cette année !

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  3. Waouh, c'est intéressant, tout ça. Il y aurait de quoi alimenter ma rubrique "Cinéma du monde ! Je te souhaite un on festival, Sentinelle. Autant dire qu'on compte sur toi pour nous faire partager tes coups de coeur.

    Aussi curieux que cela puisse paraître, je n'ai jamais assisté au moindre festival, sur la durée, en tout cas. Cette année, j'ai vu deux films israéliens dans le cadre d'un événement de ce type, mais c'est tout...

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    1. Concernant les festivals, cela ne fait qu'un an ou deux que je m'y suis mise, plus pour accompagner un cinéphile qu'autre chose. Mais j'y ai pris goût pour autant qu'il n'y ait pas de files d'attente interminables, car là j'ai beaucoup plus de mal. Mais ce n'est pas du tout le cas ici. Ce que j'aime particulièrement, ce sont les rencontres avec les réalisateurs après la projection. Là j'adore. Il y a aussi bien sûr les inédits, pas encore sortis en salle. Mais surtout il y a des films qui ne vont jamais se retrouver dans les grands circuits de distribution, n'étant pas assez vendeurs ni grand public, mais qui n'en demeurent pas moins très intéressants.

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